ILS AVAIENT 20 ANS EN 1914

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Certains ont survécu à la guerre, d’autres en sont morts, mais tous, sans exception, peuvent être considérés comme des victimes de guerre.

Originaires de communes de la Somme, ils effectuaient leur service militaire quand la guerre a éclaté en août 1914.

Avant 1914, les jeunes d’une même commune ou d’un même canton de la Somme se retrouvaient souvent dans les principaux régiments d’infanterie du département pour y effectuer leur service militaire. Il y avait le 72e RI, le 128e RI et le 120e RI, dont des unités étaient positionnées à Amiens, à Abbeville et à Péronne. On retrouvait aussi des jeunes Samariens au 51e RI à Beauvais, au 87e RI à Saint-Quentin, au 33e RI d’Arras… Les jeunes vivaient avec souvent beaucoup d’enthousiasme ces moments de franche camaraderie. Les régiments d’infanterie de la Région militaire d’Amiens devenaient des régiments de copains pour ceux qui, originaires d’un même territoire, partageaient le même quotidien pendant un, deux, voire trois ans.

Quand la mobilisation générale a été décrétée le 1er août 1914, certains étaient déjà loin de chez eux, comme les hommes du 120e Régiment d’Infanterie, et tous étaient dans leur caserne, équipés et formés, prêts à partir dans l’Est de la France pour engager l’offensive afin d’empêcher l’entrée des Allemands sur le territoire national.

Ils se sont tous retrouvés confrontés aux combats particulièrement meurtriers d’août et de septembre 1914.

Les régiments de copains

Quelques semaines après le début du conflit, les pertes s’élevaient déjà, pour ces jeunes hommes âgés de 20 à 23 ans, à près de 50%. Les survivants avaient vu l’horreur de près. Parmi les premiers morts de la guerre, il y avait des copains du quartier, des copains d’école, des copains du village, des copains avec lesquels ils avaient passé tant de bons moments à la caserne.

C’est en Belgique que le 33e RI (à Dinan), le 87e RI (à Neufchâteau) et le 120e RI (à Bellefontaine) ont connu l’enfer dès le mois d’août.

Pour les 2e et 3e bataillons du 128e RI, c’est le 31 août, dans les Ardennes, à Fontenois. Puis les régiments de copains comptant déjà tous des victimes, ont subi des pertes très importantes dans la Marne, entre le 6 et le 12 septembre. Alors que la guerre n’était pas encore une guerre de tranchées, une génération – celles des 20/23 ans – avait déjà été durement éprouvée.

Lire le parcours de vie de ces jeunes hommes, c’est rendre hommage à la vie plutôt qu’à leur mort, même pour ceux dont le nom ne figure sur aucun monument aux morts. Parler de la vie des victimes d’une guerre, c’est placer leur vie avant la guerre. C’est placer la vie avant tout.

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3 commentaires sur « ILS AVAIENT 20 ANS EN 1914 »

  1. Bonjour
    Je suis tombée par hasard sur votre article « Ils avaient 20 ans en 1914 » publié le 7 juin 2020 et le 31 mai 2022.
    Eugène Lavalard de Marquaix.
    En page trois vous écrivez que le garde-champêtre de Marquaix, Armand Roland passe dans toutes les rues pour crier la nouvelle de la mobilisation générale.
    Ceci est inexact.
    Effectivement Armand Roland est arrivé de Creil avec sa famille en août 1914 afin de rejoindre ses parents, fermiers à Marquaix.
    Mais à cette époque il n’était pas garde-champêtre. D’ailleurs le 5 octobre 1914, les allemands sont entrés chez lui (La maison jouxtant l’eglise) et l’ont emmené avec son fils André (né en 1897) dans un camp de prisonñiers en Allemagne (Le camp de Wittenberg) d’où Il ne sera libéré qu’en décembre 1915 pour être ramené Manu militari à Marquaix, en zone occupée.
    Or la vie en zone occupée s’apparentait plutôt à une prison à ciel ouvert. Outre le comportement des occupants appelés «  les časques à pointes » la Kommandantur obligeait la population à travailler.
    Après avoir refusé un premier emploi, Armand Roland (né en 1869) a finalement dû accepter de devenir le garde – champêtre de Marquaix…en 1916…
    Mais il a réussi à fuir la zone occupée en février 1917 pour rejoindre sa famille qui se trouvait en zone libre depuis fin avril 2015 et dont il n’avait aucune nouvelle.
    Quant à son fils André, libéré en septembre 1915 et renvoyé en zone libre, il a été incorporé rapidement et est mort pour la France devant l‘Eglise de Sailly Saillisel le 12 Novembre 1916.
    Armand et son épouse Mathilde devront attendre la fin de la guerre pour apprendre le sort de leur fils, mort à l’aube de ses vingt ans.
    Mais aussi attendre un jugement du tribunal de Senlisrendu en 1922 pour que leur fils ait droit à cette appellation : « mort pour la France »
    Armand Roland a tout consigné dans ses journaux intimes, son épouse aussi.
    Et je suis leur arrière-petite-fille.
    Edith Donay

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    1. Bonjour. Merci pour cette précision. Nos recherches sont basées presque uniquement sur la consultation des Archives départementales. Comme Armand Roland a exercé cette profession à Marquaix et qu’il était dans la commune au début de la guerre, nous pensions que notre hypothèse était plausible. Nous apportons la correction dans l’article. En ce qui concerne la tragique histoire que vous évoquez, il est possible d’effectuer des recherches pour publier un article spécifique sur notre site. Tous les documents dont vous disposez pourront nous y aider. Cordialement

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