La banalisation de l’horreur

Rubempré est un petit village de la Somme situé dans l’ancien canton de Villers-Bocage. Un village rural comme beaucoup d’autres dans le département ! Avant 1914, la commune comptait 676 habitants résidant dans 242 maisons. Pendant la Grande guerre, 197 hommes du village ont été mobilisés. C’est peu de dire que chaque famille était concernée.Lire la suite La banalisation de l’horreur

100 ans après le premier « 11 novembre » d’après-guerre.

Dans les villages de la Somme, de nombreuses cérémonies ont eu encore lieu cette année pour commémorer la fin de la Grande guerre. S’il y a un siècle, pour le premier « 11 novembre » d’après-guerre, les monuments aux morts n’avaient pas encore été érigés, ils constituent maintenant un repère important pour toutes les commémorations de devoirLire la suite 100 ans après le premier « 11 novembre » d’après-guerre.

Un 11 novembre pour se souvenir de toutes les victimes

Le gouvernement français voulait profiter des cérémonies du 11 novembre 2019 pour rendre hommage aux 549 soldats français tués en opérations extérieures depuis 1963. S’il est important d’honorer les « Morts pour la France », en France ou à l’étranger, il paraît indispensable de ne pas oublier toutes les autres victimes des guerres qui ont meurtri notreLire la suite Un 11 novembre pour se souvenir de toutes les victimes

EXPOSITION à ROYE – 9 et 10 novembre

La prochaine exposition de l’association est organisée à ROYE les 9 et 10 novembre 2019, dans la salle du Jeu de Paume, au théâtre de l’Avre. Au programme: le début de la Grande guerre, la Bataille des Frontières, les jeunes de la Somme victimes du mois d’août 1914. Possibilité d’être accompagnés dans la visite parLire la suite EXPOSITION à ROYE – 9 et 10 novembre

Peut-on dire d’un cimetière qu’il est « beau »?

52 jeunes hommes de la Somme reposent pour toujours dans cet écrin de verdure qu’est le cimetière franco-allemand du Radan, à Bellefontaine (Belgique). Ce cimetière où reposent, côte à côte, les victimes identifiées des terribles combats de Bellefontaine, le 22 août 1914. Français et Allemands. Aujourd’hui, ce cimetière est devenu un lieu de paix. UnLire la suite Peut-on dire d’un cimetière qu’il est « beau »?

La Somme et ses conscrits en 1914

La recherche effectuée depuis mai dernier par nos volontaires bénévoles a déjà permis d’étudier 329 communes de la Somme. A l’occasion de la réunion du samedi 19 octobre, à Daours, et en présence de 42 personnes, dont plusieurs élus de communes samariennes, le président de l’association, Xavier Becquet, a présenté les premiers résultats de cetteLire la suite La Somme et ses conscrits en 1914

Génération sacrifiée

La recherche effectuée depuis mai dernier par nos volontaires bénévoles a déjà permis d’étudier 329 communes de la Somme. A l’occasion de la réunion du samedi 19 octobre, à Daours, et en présence de 42 personnes, dont plusieurs élus de communes samariennes, le président de l’association, Xavier Becquet, a présenté les premiers résultats de cetteLire la suite Génération sacrifiée

Conférence sur le début de la Grande guerre

L’association « De la Somme à Bellefontaine- 22 août 1914 » propose aux communes de la Somme qui seraient intéressées, une conférence sur LE DEBUT DE LA GRANDE GUERRE, LA BATAILLE DE LA SOMME et LES PREMIERES VICTIMES DE LA SOMME. Cette conférence, présentée, le vendredi 18 octobre 2019, à Montonvillers, à l’invitation de l’association du PAYSLire la suite Conférence sur le début de la Grande guerre

Devoir de mémoire transfrontalier

De nombreux Français sont morts en Belgique, pendant la Première Guerre mondiale. Si notre association consacre essentiellement ses recherches au début de la guerre en Wallonie et à la Bataille des Frontières d’août 1914,  une autre histoire franco-belge s’est également écrite d’octobre 1914 à novembre 1918. Dans la partie flamande de la Belgique. Cette histoireLire la suite Devoir de mémoire transfrontalier

Réunion d’information sur la recherche collaborative dans la Somme

Après le beau succès rencontré par l’exposition « Le début de la Grande guerre » (près de 500 visiteurs), pendant la foire de la Saint-Adhélard à Daours, le 15 septembre dernier,  l’association vous propose un nouveau rendez-vous : Samedi 19 octobre 2019, à partir de 9h30, à la salle de la Cerisaie, à Daours. Toutes les collectricesLire la suite Réunion d’information sur la recherche collaborative dans la Somme

Exposition sur le Début de la Grande guerre

Si vous avez aimé nos chroniques quotidiennes sur le début de la guerre 14-18, parues cet été  (encore consultables sur notre site http://www.somme-bellefontaine.fr/le-debut-de-la-grande-guerre), nous vous invitons maintenant à visiter à notre exposition, le dimanche 15 septembre à Daours (entre Amiens et Corbie), de 10h à 18h. Entrée libre (bien sûr!). Cette exposition se tient dansLire la suite Exposition sur le Début de la Grande guerre

5 septembre 1914 : les plantes arrosées de son sang

« Au moment où s’engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment est venu de ne plus regarder en arrière ; tous les efforts doivent être employés à attaquer et à refouler l’ennemi. Une troupe qui ne pourra plus avancer devra, coûte que coûte, garder le terrainLire la suite 5 septembre 1914 : les plantes arrosées de son sang

4 septembre 1914 : champagne et désertion

Il est des symboles à côté desquels les Allemands ne voulaient pas passer. Après avoir, provisoirement, renoncé à entrer dans Paris, l’Etat-major germanique souhaite prendre, au plus tôt, deux villes importantes de l’Est de la France : Nancy et Reims. Nancy, première grande ville après la frontière d’Alsace, n’est quasiment pas fortifiée. Mais restant défendue parLire la suite 4 septembre 1914 : champagne et désertion

3 septembre 1914 : la mort s’installe partout

Alors que les régiments de l’Armée active, où les jeunes hommes effectuaient leur service militaire avant la déclaration de guerre, étaient déjà constitués et préparés, de nombreux régiments ont été créés début août 1914. C’est le cas, par exemple, du 48e bataillon de chasseurs à pied formé à Amiens dès le 1er jour de laLire la suite 3 septembre 1914 : la mort s’installe partout

2 septembre 1914 : le martyre de la sentinelle

Joffre décide de « reporter le front de quelques marches en arrière ». Cette solution lui offre l’avantage de gagner un peu de temps et de renforcer les 3e et 4e armées françaises, déjà tellement éprouvées par le début de la guerre, par des éléments des 1ère et 2e armées positionnés près de la frontière vosgienne. Joffre, toujoursLire la suite 2 septembre 1914 : le martyre de la sentinelle

L’autre front du début de la guerre

Dès le début de la Grande guerre, les Français demandent aux Russes d’attaquer le plus rapidement possible l’Allemagne. Une répartition des forces de l’empire germanique sur les deux fronts, celui de la Belgique et la France, à l’Ouest, et celui de la Russie, en même temps, à l’Est, devrait rapidement affaiblir la puissance de frappeLire la suite L’autre front du début de la guerre

Août 1914 : les premiers réfugiés

Depuis l’entrée des Allemands en Belgique, début août 1914, de nombreux Belges quittent le territoire national. Les Flamands du Nord de la Belgique se réfugient aux Pays-Bas où des bateaux doivent les transporter vers la Grande-Bretagne. Ceux situés plus au sud, prennent plutôt la direction de la France, en longeant la côte, loin des combatsLire la suite Août 1914 : les premiers réfugiés

Les combats oubliés du 22 août

Pour les Français, les principaux combats qui ont précédé ceux du 22 août 1914, se sont déroulés essentiellement dans l’Est de la France (Alsace et Lorraine), menés par les 1ere et 2e armées  françaises. Le plus meurtrier fut certainement celui de Morhange. Pendant la retraite, appelée le « nouveau plan » par Joffre, les combats de seLire la suite Les combats oubliés du 22 août

27 et 28 août 1914 : des milliers d’orphelins

Après la reddition de la place forte de Longwy, le 26 août après-midi, la retraite de l’armée française s’accélère dans tous les secteurs, de Mons à l’Alsace, en ordre assez dispersé. Le général Joffre a rédigé, dans la nuit, une instruction fixant les grandes lignes du nouveau plan qu’il a soumis au Ministre de laLire la suite 27 et 28 août 1914 : des milliers d’orphelins

Un rideau de fer en Belgique

Fin août 1914, après la retraite précipitée des Français qui avaient tenté de repousser les Allemands hors de Belgique, les Belges se retrouvent sous occupation allemande. Pendant plus de 4 années, la presque totalité du pays va rester sous le joug de l’envahisseur. Beaucoup d’hommes seront déportés en Allemagne. D’autres resteront avec l’obligation de travaillerLire la suite Un rideau de fer en Belgique

25 août 1914 : la guerre ne fait que commencer…

Les 117 prisonniers civils de Rossignol sont sortis de leur geôle et sont conduits vers Marbehan. Là, on les fait monter dans un train pour Arlon.  Ils vont être passés par les armes, sans aucun jugement préalable. Hommes, femmes, enfants. 3 jours après les terribles combats du 22, les Allemands continuent toujours leur entreprise deLire la suite 25 août 1914 : la guerre ne fait que commencer…

24 août 1914 : la retraite

Même si les troupes allemandes commencent à franchir  la frontière et entrent en France, la situation reste très préoccupante pour les civils belges et pour les soldats français blessés, abandonnés par l’armée en retraite. A 7 heures du matin, un officier allemand ordonne aux autorités de Latour de rassembler les hommes du village pour releverLire la suite 24 août 1914 : la retraite

23 août 1914 : l’autre guerre, celle des civils

23 août 8h30 – Joffre à Langle de Cary (commandant de la 4e armée française qui a livré les combats du 22 en Province de Luxembourg) : « L’ensemble des renseignements recueillis ne montre devant votre front que trois corps ennemis environ. Par suite, il vous faut reprendre l’offensive le plus tôt possible » 23 août 10 heuresLire la suite 23 août 1914 : l’autre guerre, celle des civils

22 août 1914 : un Samedi sanglant

La nuit a été courte. A 4h30, les 9e et 18e bataillons de chasseurs à pied quittent Thonne-la-Long, et à 5 heures, les hommes du 120e régiment d’infanterie quittent Meix-devant-Virton. L’objectif fixé aux troupes de la 87e brigade du général Cordonnier (120e RI, 9e BCP, 18e BCP et quelques batteries du 42e régiment d’artillerie) estLire la suite 22 août 1914 : un Samedi sanglant

20 août 1914 : la souricière allemande

Prendre les Allemands en tenaille. Tel semble être le plan de l’Etat-major français. Lancer une offensive en Alsace et en Moselle, et s’installer sur la Sarre, en attendant le succès de l’offensive française de débordement sur la Province de Luxembourg et sur le Grand-Duché. La 1ère Armée (Général  Dubail) et la 2ème armée (général deLire la suite 20 août 1914 : la souricière allemande

19 août 1914 : reprendre l’Alsace

En Alsace, de violents combats sont engagés. L’Etat-major a donné l’ordre de mener plusieurs offensives pour tenter de reprendre aux Allemands la région annexée depuis 1871. Après quelques très brefs succès, les troupes de la 1ère armée française enchaînent défaite sur défaite et se replient pour revenir en France, en repassant la frontière de l’Alsace.Lire la suite 19 août 1914 : reprendre l’Alsace

18 août 1914 : Namur, Dinant… et De Gaulle

Au soir du 18 août, le Roi Albert 1er décide replier l’armée de campagne vers Anvers, car il sait que les troupes belges ne pourront résister dans la région de Namur face à une centaine de milliers de soldats allemands disposant de 400 pièces d’artillerie. Ils ne peuvent disposer du soutien des alliés qui sontLire la suite 18 août 1914 : Namur, Dinant… et De Gaulle

17 août 1914 : la propagande de presse

Si la censure d’Etat ne frappe pas encore les journaux, l’utilisation de la presse quotidienne comme organe de propagande ne fait aucun doute, que ce soit dans les journaux français ou belges. La haine de l’Allemand est exacerbée. Dès qu’une information met en évident une violence de l’envahisseur vis à vis des populations civiles, elleLire la suite 17 août 1914 : la propagande de presse

16 août 1914 : la guerre navale commence

La France ayant officiellement déclaré la guerre à l’Autriche-Hongrie, elle se doit d’assurer l’aide des pays des Balkans qui se sont ralliés à la Triple-Entente, comme la Serbie et le Monténégro. En méditerranée, la marine Austro-Hongroise lance les hostilités. Elle entame  un blocus naval des ports importants du Monténégro afin de préparer une invasion deLire la suite 16 août 1914 : la guerre navale commence

15 août 1914 : la fin de la résistance liégeoise

Les forts liégeois sont tombés, les uns après les autres. Le fort de Loncin, le seul semblant encore en mesure de résister, subit une pluie d’obus pendant toute la journée du 14. Les villages de Loncin et d’Alleur sont occupés par l’adversaire. Le fort est isolé et la dernière mission envoyée pour obtenir des renseignementsLire la suite 15 août 1914 : la fin de la résistance liégeoise

14 août 1914 : scènes ordinaires d’occupation

En Gaume, les villageois voient passer presque chaque jour des Allemands, mais aussi des Français. Les missions de reconnaissance sont en effet très actives. Et si les Français cherchent surtout à savoir où est l’ennemi, les Allemands semblent chercher à réunir les conditions pour pouvoir faire passer, dans quelques jours, le gros des troupes enLire la suite 14 août 1914 : scènes ordinaires d’occupation

13 août 1914 : repousser l’ennemi « partout où il se trouve »

Joffre apprend que les armées de Vilna et de Varsovie prendront l’offensive le 14 à l’aube. Par solidarité avec les alliés russes, il va prescrire une offensive à la même date. Le 13 août, il transmet ses ordres associés de commentaires à tous ses généraux. Le chef des armées françaises a établi un plan d’offensiveLire la suite 13 août 1914 : repousser l’ennemi « partout où il se trouve »

12 août 1914 : la Grosse Bertha arrive.

Après un trajet de 2 jours depuis Aix-la-Chapelle, à 18h40 la batterie allemande de 420 mm est prête à entrer en action. Les forts liégeois résistent depuis une semaine maintenant, et les Allemands s’impatientent. Ils se sont fixés 10 jours au maximum après l’entrée en Belgique pour rendre leur armée opérationnelle et envahir le territoireLire la suite 12 août 1914 : la Grosse Bertha arrive.

11 août 1914 : vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine !

Mais que s’est-il passé dans la tête du général Lescot ? Le 11 août, va se dérouler un des premiers accrochages significatifs après la déclaration de guerre entre les Français et les Allemands. Si la veille, ce sont les Français qui ont répondu à une intrusion de la cavalerie allemande sur leur territoire (Mangiennes), le 11,Lire la suite 11 août 1914 : vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine !

10 août 1914 : les Anglais arrivent !

Le corps expéditionnaire britannique commence à débarquer à Boulogne-sur-Mer, au Havre et à Rouen pour venir prêter main forte au peuple belge. On commence à entendre  It’s a Long Way to Tipperary  de l’autre côté de la Manche (un air de music-hall de 1912). Alors que l’Etat-major français pense les armées ennemies encore retenues auLire la suite 10 août 1914 : les Anglais arrivent !

9 août 1914 : ces civils qu’on assassine !

Le village de Soumagne, à l’Est de Liège, est le théâtre d’un va-et-vient continuel de troupes allemandes se renforçant pour relancer l’attaque sur les forts. C’est précisément le 9 août, lors du passage du 27e régiment d’infanterie allemand, qu’un obus provenant du fort de Fléron vient exploser en plein centre du village guidé par lesLire la suite 9 août 1914 : ces civils qu’on assassine !

8 août 1914 : savoir reconnaître amis et ennemis

Les combats se poursuivent à Liège entre l’héroïque armée belge et l’armée allemande. L’ennemi est maintenant présent dans toute la ville, et, ses troupes viennent de prendre le fort de Barchon. Cette brèche dans la ceinture des 12 forts, permet aux Allemands de commencer à positionner leur artillerie pour atteindre plus facilement les autres forts.Lire la suite 8 août 1914 : savoir reconnaître amis et ennemis

7 août 1914 : la mort du Dragon français

Il avait 25 ans.  Le 7 août à 7h30, il est devenu le premier mort Français sur le sol de la Belgique pendant la Grande guerre. Il s’appelait Henri Sebald. Incorporé au 23e Dragons, il était parti avec d’autres cavaliers français pour mener une mission de reconnaissance à Houffalize, joli petit village situé dans lesLire la suite 7 août 1914 : la mort du Dragon français

6 août 1914 : rejoindre Liège…à vélo!

La nuit du 5 au 6 août est terrible autour de Liège. L’envahisseur, malgré des pertes importantes, arrive à entrer dans la ville et à se rapprocher des forts. Des combats sont menés entre les Allemands et les Belges … à l’aveugle. Chaque fort ne dispose que d’un projecteur aérien qu’aucun système de défense neLire la suite 6 août 1914 : rejoindre Liège…à vélo!

5 août 1914 : les Allemands au nord, les Français au sud

Les Allemands sont maintenant à proximité de Liège. L’infanterie attaque le fort de Barchon en rangs serrés. Les canons et les fusils des défenseurs belges font d’énormes brèches dans les rangs ennemis. L’assaut est repoussé. Dans la soirée du 5 août, la 14e brigade germanique avance d’Est en Ouest entre les forts de Fléron etLire la suite 5 août 1914 : les Allemands au nord, les Français au sud