Exposition à Daours: à la mémoire des 189 jeunes Samariens tombés au début de la Grande Guerre

 « Le 22 août 1914, je revois encore les Français passer devant ma maison à Saint-Vincent. Ils avaient l’air si fatigués. Nous les applaudissions chaleureusement ». C’est par ce témoignage de Geneviève Bauret (1908-2011) que René Bastin commence son ouvrage «Un samedi sanglant ». Un livre qu’il a dédicacé ce week-end lors de l’exposition organisée par l’Association départementale « de la Somme à Bellefontaine ». L’histoire d’une bataille où 189 jeunes Samariens Samariens ont été tués à Bellefontaine, petit village situé à quelques kilomètres de la frontière, dans la province du Luxembourg. Ils avaient tous entre 20 et 23 ans. Ils avaient été, pour la plupart, incorporés au 120e Régiment d’Infanterie de Péronne.

L’Association « De la Somme à Bellefontaine » a rassemblé ce week-end dans la salle des fêtes du village de nombreux documents, objets, uniformes qui racontent la terrible destinée de jeunes appelés de la Somme qui au tout début de la Grande Guerre ont fait partie des premières victimes au combat à Bellefontaine en Belgique le 22 août 1914. « C’est en faisant des recherches historiques que je me suis aperçu que mon grand-oncle François Becquet faisait partie de ces victimes » explique Xavier Becquet, président et fondateur de l’association avec son épouse Michèle.

Il entre en contact avec René Bastin, dont le grand-père avait été témoin oculaire de ces combats et qui avait participé avec de nombreux civils à enterrer les soldats morts à la suite de cette bataille. Présent ce week-end à Daours, René Bastin a confié comment il était devenu tout naturellement porteur du devoir de mémoire et comment il avait décidé d’écrire le livre intitulé « Un samedi sanglant » en rassemblant témoignages et documents. « C’est un travail de recherche passionnant, montrait Michèle Becquet en commentant les nombreux panneaux. On trouve un détail qui nous emmène à découvrir de nouvelles choses, à faire des rencontres. Ce travail rend la vie à ces soldats oubliés. Nous sommes aujourd’hui 74 adhérents. Et ce samedi un Amiénois nous a encore apporté de nouveaux documents sur un membre de sa famille affecté au 120e Régiment d’Infanterie de Péronne. Cent trente villages de la Somme sont concernés. Nos recherches sont loin d’être terminées. »

Le Courrier Picard | Publié le 26/06/2018

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