UN JOUR, UN PARCOURS – Auguste DELAMBRE

Victimes de la Première Guerre mondiale – une Somme de vies brisées par 14 18.

Né le 6 mai 1892, Auguste DELAMBRE a vu le jour à Miraumont, village de la Somme, de 962 habitants (en 1911), limitrophe du Pas-de-Calais. Il était domestique chez le médecin du village, le docteur Coffin. Ses parents étaient ouvriers agricoles. Auguste avait une sœur aînée et un frère cadet.

Il passe le conseil de révision à Albert et est jugé apte pour effectuer le service militaire. Il est incorporé le 1er octobre 1913 au 19e Régiment de Chasseurs à Cheval à Amiens.

Douze jeunes hommes du village, âgés de 20 ans, partent faire leur service militaire début octobre. Auguste a de la chance, car il n’est pas le seul à rejoindre le 19e Régiment de Chasseurs. François PROYART l’accompagne. Alphonse MACRON doit également se rendre à Amiens, mais pour rejoindre le 72e Régiment d’Infanterie. Ils auront peut-être l’occasion de se rencontrer…

miraumont 2

 Quand la guerre est déclarée, début août 1914, Auguste est déjà papa d’un petit garçon d’à peine 1 an, Alfred. Auguste ne peut pas revenir l’embrasser quand l’ordre de mobilisation fait sonner le tocsin à l’église de Miraumont. Le 19e Régiment de Chasseurs est déjà à proximité de la frontière belge pour y mener de nombreuses missions de reconnaissance. Il est aux avant-postes à l’occasion de la bataille de Bellefontaine, le 22 août 1914, puis se retire vers l’Argonne, avant de mener d’autres missions dans les Flandres, à la fin de l’année 1914.

Le 15 juillet 1915, Auguste passe au 135e Régiment d’Infanterie. Un régiment composé essentiellement d’hommes venant du Sud-Ouest de la France. Il connaît, dans l’Artois, de terribles combats, et y  demeure tout l’hiver dans des tranchées boueuses. A peine arrivé dans le secteur de Verdun, il est blessé au genou le 14 juillet 1916. Après un court séjour de convalescence, il repart au front. Il connaît alors l’enfer du Chemin des Dames, au printemps 1917. Puis est à nouveau blessé à plusieurs reprises, et effectue plusieurs séjours dans les hôpitaux de l’arrière. Le 21 mai 1918, c’est une nouvelle hospitalisation pour luxation du coude en service commandé, à Camprémy, dans l’Oise.

L’Armistice est signé le 11 novembre 1918, mais le calvaire d’Auguste ne prend pas fin. Une paralysie du côté droit lui vaut deux mois d’hospitalisation à l’hôpital de Nantes, début 1919.

Démobilisé le 15 juillet 1919, Auguste quitte Miraumont, village dévasté ayant perdu presque la moitié de ses habitants, et va s’installer à Amiens, rue Antonin, avec sa femme, Thérèse, et son fils. Le petit Alfred a maintenant 6 ans. Auguste n’a pas vu grandir son fils.

Diminué physiquement, il trouve toutefois un emploi de cocher.

Auguste est mort le 17 avril 1928 à Amiens. Il n’avait que 35 ans.

 L.J. et X.B.

« De la Somme à Bellefontaine – 22 août 1914 » – recherche collaborative 1891, 1892, 1893 – Département Somme.  Régis BALLOY a réalisé la collecte de données pour la commune de Miraumont.

miraumont ruines

Vue de Miraumont en 1918

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